Calvados & Vous

Birgit de Prins, le rêve d’une femme Belge devenu réalité en Pays d’Auge

Birgit de Prins, le rêve d’une femme Belge devenu réalité en Pays d’Auge

Propriétaire du Haras d’Estrées

Birgit De Prins est originaire de Belgique. Propriétaire du Haras d’Estrées, à Notre-Dame d'Estrées dans le nord du Pays d’Auge, depuis 2007, cette femme d’affaires dans l’âme a transformé sa passion pour les chevaux en une entreprise reconnue pour son savoir-faire.

Birgit De Prins a grandi auprès des chevaux. Issue d’une famille passionnée par l’équitation et pratiquant le sport au niveau international, elle a toujours été convaincue qu’elle créerait un jour une entreprise en lien avec sa passion.

C’est à l’âge de 18 ans que nait l’idée de son projet professionnel lors la vente de son cheval qu’elle entrainait et dont elle a géré seule la négociation et le contrat de vente avec un client Italien.

De formation laborantine, Birgit De Prins a exercé pendant 15 ans le métier de déléguée médical en Belgique, au sein d’un grand groupe américain. C’est en 1995 qu’elle décida de quitter son métier pour créer sa propre exploitation. "Conjuguer ma passion pour les chevaux que j’ai ainsi toujours entretenue et mon expérience réussie de commerciale", confie t-elle.

Ne trouvant pas d’exploitation adaptée à son projet en Belgique, c’est tout naturellement qu’elle décida de s’installer en Normandie (dans la Manche précisément), près des vendeurs de chevaux avec qui elle avait l’habitude de travailler. Un projet audacieux où elle dù gérer la rénovation de la ferme pour permettre d’accueillir son activité professionnelle et la création de son réseau.

C’est en venant chercher une jument dans un paddock sur la commune du Carrefour st Jean (Pays d’Auge) qu’elle eut le coup de cœur pour la région et qu’elle décida de déplacer son activité en Pays d’Auge.

Le Haras D’Estrées se situe aux cœurs des activités équines, "là ou se trouvent les meilleurs cavaliers, les meilleurs professionnels", très facile d’accès pour se rendre sur Paris et en Belgique. "Quand je rentre de Belgique, une fois passé le pont de Normandie, je suis arrivée chez moi."

Autour de la maison à colombage, architecture typique du Pays d’Auge, se trouvent 7 hectares de paddocks qui servent à lâcher les chevaux qui sont en boxes et 15 hectares, situés à quelques kilomètres avec une stabulation d’élevage pour les chevaux qui ne sont pas prêt être à travailler.

Un rythme de travail soutenu, un milieu rude pour une femme "mais nous avons, nous les femmes, cette force qui réside dans notre sourire, notre sens de l’adaptabilité, une polyvalence et une volonté de vivre nos rêves qui nous permet de faire face à toute situation : Prendre la fourche pour nettoyer les boxes, conduire le camion pour emmener les chevaux en concours, apporter des soins aux chevaux, coacher les entrainements, conseiller les clients, négocier les chevaux…"

La difficulté du métier est de générer de l’argent sur l’exploitation pour pouvoir financer notre présence à des concours pour se faire connaitre, promouvoir nos activités et savoir-faire à échelle locale et internationale.

Aujourd’hui l’exploitation compte 3 salariés à plein temps. Elle accueille 22 chevaux en box et une trentaine à l’élevage.

Les activités proposées au Haras d’Estrées sont :

  • l’étalonnage dont l’administratif et le juridique sont un poste important entre des dossiers juments et étalons (rédaction d’un contrat de saillie, établissement des factures de mise en place de la semence, l’établissement des papiers lorsque les poulains naissent pour déclarer la saillie pour établir la facture de la naissance…)
  • pension de travail pour les chevaux de concours : des propriétaires mettent des chevaux à l’écurie pour que les cavaliers les entrainent sous son coaching en vue de les vendre dans le cadre de dépôt-vente et que nous valorisons avec passion. "Le cheval évolue, on décide ensemble le propriétaire, le cavalier et moi-même du prix de vente, sur ce prix, je prends un pourcentage, c’est ma rémunération pour toute la garde et le travail effectué avec ce cheval. Il m’arrive parfois de décider d’acheter moi-même le cheval, c’est un risque qui se prend assez souvent dans nos métiers."
  • pension d’élevage
  • commerce de chevaux
  • vente de produits pour chevaux

 Ajouter à mon dossier